29/12/2018
Pourquoi je vais à la plage
"J'habite en campagne mais ce que j'aime en bord de mer c'est qu'il n'y a PAS de PROPRIETAIRE !!! C'est un peu une définition en négatif mais que c'est bon de pouvoir se promener, rester sur place, farfouiller, glaner sans s'inquiéter. Je suis peut-être un peu parano mais en campagne ou en forêt, je perçois toujours des regards inquisiteurs. Qu'est ce qu'il fait dans ce champ ? Qu'est ce qu'il ramasse ? Mais est-ce qu'il a le droit...? En attendant de me libérer de cette (légère) paranoïa, j'aime me balader sur les grèves désertes. Même si je passe beaucoup plus de temps dans les recoins de bois perdus en fait ;-)"
28/12/2018
Oreille, ô désespoir...
Ça m'a rappelé celui-ci et ses drôles d'idées :
Et surtout ce drôle de poèmes qu'on m'a fait apprendre en 5e :
Un pauvre honteux
Il l'a tirée
De sa poche percée,
L'a mise sous ses yeux ;
Et l'a bien regardée
En disant : " Malheureux ! "
Il l'a soufflée
De sa bouche humectée ;
Il avait presque peur
D'une horrible pensée
Qui vint le prendre au coeur.
Il l'a mouillée
D'une larme gelée
Qui fondit par hasard ;
Sa chambre était trouée
Encor plus qu'un bazar.
Il l'a frottée
Ne l'a pas réchauffée
A peine il la sentait ;
Car, par le froid pincée,
Elle se retirait.
Il l'a pesée
Comme on pèse une idée,
En l'appuyant sur l'air.
Puis il l'a mesurée
Avec du fil de fer.
Il l'a touchée
De sa lèvre ridée. -
D'un frénétique effroi
Elle s'est écriée :
Adieu, embrasse-moi !
Il l'a baisée,
Et après l'a croisée
Sur l'horloge du corps,
Qui rendait, mal montée,
De mats et lourds accords.
Il l'a palpée
D'une main décidée
A la faire mourir. -
- Oui, c'est une bouchée
Dont on peut se nourrir.
Il l'a pliée,
Il l'a cassée,
Il l'a placée,
Il l'a coupée ;
Il l'a lavée,
Il l'a portée,
Il l'a grillée,
Il l'a mangée.
Quand il n'était pas grand on lui avait dit : Si tu as faim, mange une de tes mains.
Où j'attendrais dans un hamac
Celle qui vient bien toute seule.
Et ruminerait devant moi,
J'aurais tout le temps de le voir.
Et courant à mon pot à eau
Il y boirait, boirait, boirait.
De la porte dans leurs vols vifs.
Et pas un homme pas un homme!
13/03/2012
Patate toi-même !
03/11/2010
Rêves

Avoir vraiment le temps de :
L'âge venant

40 ans pointe son nez.
"Quarante ans, quarante ans, mais c'est le bout du monde !
Je me suis dit cela, c'était à peine hier,
Et voilà qu'aujourd'hui c'est question de secondes...
Quarante ans, pas déjà... Sinon à quoi ça sert
D'avoir eu dix-huit ans, des cerises à l'oreille
Et des fleurs aux cheveux, d'avoir tout espéré ?
L'amour à lui tout seul était une merveille,
Et puis le temps passait, dont je n'ai rien gardé.
Quarante ans, quarante ans, c'est presque ridicule...
Je n'ai rien fait du tout, sinon quelques erreurs.
L'innocent que j'étais, je le vois qui recule.
Il peut bien s'en aller, je le connais par coeur,
Je le connais déjà depuis quarante années,
De face et de profil, en noir et en couleur,
Et ses anges gardiens, et ses âmes damnées,
Je sais ce qui l'enchante et qui lui fait peur...
Quarante ans, quarante ans, non ce n'est pas possible,
Pas aujourd'hui, demain, une semaine ou deux...
Hier on me traitait encore d'enfant terrible !
Comment aurais-je fait pour être déjà vieux ?
Quarante ans, oui, déjà... C'est beaucoup pour mon âge.
Pauvre petit jeune homme, on a des cheveux gris,
On est un peu morose, on va devenir sage,
On n'a pas fait grand chose et l'on n'a rien compris...
À quarante ans passés, la jeunesse commence,
Je vais me répéter ces mots-là tous les jours,
Je vais déambuler en pleine adolescence,
Perdre mes illusions, réinventer l'amour...
Quarante ans, quarante ans, c'est l'âge du bonheur,
Pour l'homme que je suis, c'est l'âge des victoires,
Et j'ai tout ce qu'il faut pour faire un beau vainqueur,
Mais... déjà quarante ans, je n'ose pas y croire."
Bernard Dimey
Tu feras quoi quand tu seras grand ?

"La termitière future m’épouvante. Et je hais leur vertu de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier."
28/07/2010
Déconnecté
11/05/2010
Vers luisants

Ballade de nuit entre Brest et Le Conquet.
23/03/2010
12/03/2010
Herbes
10/03/2010
Quand Adam bêchait et qu'Ève filait...
05/03/2010
Blaireaux
J'aime bien participer à ce genre d'enquêtes : ça m'oblige à être plus rigoureux dans les observations de la nature.

Ça m'a permis de découvrir les papillons par exemple.
Ce midi, sous de gros châtaigniers au bord de la rivière, je me glisse sous des touffes de lierre en suivant les sentiers des blaireaux.
Je ne serais pas surpris si l'un d'entre eux sortait et me reprochait d'être dans son jardin tellement les lieux sont marqués par leur présence. J'avais vraiment l'impression d'être chez eux comme si je parcourais un potager de nuit.
03/12/2009
Canoë
Réussir à diriger un canoë et glisser sur l'eau sans bruit...
(Sur ce sujet, un très beau film de Bernard Gosselin sur la construction d'un canoë traditionnel indien.
Visionnable en ligne sur le site de l'ONF Canada : http://www.onf.ca/film/Cesar_et_son_canot_d_ecorce/)
18/11/2009
Etoiles

Sorti pisser vers minuit.
16/11/2009
02/11/2009
03/10/2009
De bon matin

Prendre le petit déjeuner en ayant le temps.
30/09/2009
Le silence, l'exil, la ruse
21/09/2009
Keep cool

"Lorsque tu dois entreprendre quelque chose, rappelle-toi ce qu'est la chose dont il s'agit. Si tu vas te baigner, représente-toi ce qui arrive au bain, les gens qui vous éclaboussent, qui vous bousculent, qui vous injurient, qui vous volent. Ainsi, tu seras plus sûr de toi en allant te baigner, si tu te dis aussitôt : "Je veux me baigner, mais je veux encore maintenir ma volonté dans un état conforme à la nature." Et qu'il en soit ainsi pour toutes tes actions. De cette manière, s'il te survient au bain quelque traverse, tu auras aussitôt présent à l'esprit : "Mais je ne voulais pas me baigner seulement, je voulais encore maintenir ma volonté dans un état conforme à la nature. Je ne le maintiendrais pas, si je m'irritais contre ce qui arrive."
13/06/2009
Solitude choisie
Le premier a été bien défini par Erroll Bruce dans son livre Croisière en haute mer lorsqu'il a écrit à propose de croisières hauturières sur les petits yachts : Il est plus que probable qu'il n'existe pas en fait un type spécial de b ateau océanique, mais plutôt de bons marins océaniques, qui traverseront l'océan sans histoire à bord de n'importe quel bateau en bon état." En bref, c'est l'homme qui a une grande expérience de la mer, qui connaît bien les surprises qu'elle réserve aux non-initiés, qui sait faire le point, certes, mais aussi apprécier les qualités du bateau dont il dispose et prendre suffisamment à l'avance les précautions nécessaires, quelles que soient les circonstances et surtout par mauvais temps. A celui-là, il n'arrivera rien de désagréable, qu'il navigue seul ou avec des équipiers.
Le "navigateur solitaire" est souvent, comme Gerbault, l'homme qui recherche avant tout l'évasion et pour lequel la navigation en haute mer n'est qu'un moyen. Il faut certes une bonne santé, des connaissances en navigation, un gréement adapté, un moral solide et une certaine dose de courage pour tenter seul l'aventure mais, en cas de fatigue, des routes plus tranquilles, la mise à la cape pendant un jour ou deux pour se reposer, voire même des escales, peuvent être envisagées ! En général, rien ne presse un tel marin ; l'isolement est son idéal et la vie en mer son passe-temps.
re, The Transat], pendant laquelle la performance doit être recherchée à tout prix heure après heure. De la nature même d'une telle traversée, promue au rang de compétition, découlent le choix d'un bateau assez grand pour être rapide, donc beaucoup plus difficile à manoeuvrer pour un homme seul, la nécessité d'un entrainement physique poussé permettant de conserver jour et nuit le plus de toile possible et de minutyer ses heures de sommeil pour surveiller continuellement si le bateau suit la meilleure route possible et donne sur celle-ci sa vitesse optimale. (...) Un moral à tout épreuve, une volonté farouche de surmonter les difficultés de tout ordres, de dominer coûte que coûte les concurrents, et une connaissance encore plus approfondie de la mer et des possibilités du bateau sont alors indispensables."
Avant-propos de Victoire en solitaire d'Eric Tabarly par le Capitaine de Vaisseau De Kerviller, 1964

Merci monsieur De Kerviller !
Je sais enfin dans quelle case me mettre (même si je ne navigue pas). Je suis de la deuxième catégorie, ceux pour qui "l'isolement est un idéal".
Je ne me retrouve pas seul parce que je fuis le monde, non, je fuis le monde par besoin d'être seul.
Je ne suis pas associal, antisocial, misanthrope... Simplement, un autre idéal.
Idéal largement reconnu et valorisé quand il se vit sur la mer mais bizarement déconsidéré à terre !






